Dans toutes les larmes s'attarde un espoir:
☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼Regarde-toi pauvre fille, tu as 19 ans, tu es belle, et tu veux mourir.
Regarde-toi pauvre fille, il suffirait que tu joues un
jeu, un
jeu qui pourrait faire de toi la plus riche, mais tu es bête, tu es jeune, et tu ne veux pas être l'opposé de ce que ta mère aurait voulu, tu ne veux pas la décevoir.
Toi seule sais de quoi je parle, moi qui conte ton histoire, je te fais remarquer, ce que toi n'arrive pas à percevoir.
Dans ton coin, je t'observe, Zoé dans tes bras, et les larmes coulent, Zoé dort, et toi tu penses à l'appel que tu viens de recevoir, vous voulez savoir qui l'a appelé ?
- Chérie... Je suis à l'hôpital, j'ai eu un malaise et j'ai bipé le docteur Zimmermann, et ils sont venus m'emmener...
- Maman ? ... Et, et, tu, tu, vas bien ? répondit Aya alors que les larmes commençaient à perler dans ses yeux, et que sa respiration s'accélérait.
- ... Oui mais... Ils disent que j'ai besoin de faire une opération... Chérie... Viens, s'il te plait, j'ai besoin de toi près de moi.- Maman, j'arrive, donne moi une demi heure, et je serais près de toi.
Et là ? Où es-tu Aya ? C'a fait un quart d'heure que tu es assise là à bercer Zoé alors qu'elle dort déjà. Qu'attend-tu ? Un
miracle, que veut-tu ?
Que ma mère guérisse, pourquoi ne pars-tu pas ?
Je n'en n'ai plus la force.
Tout ce qui paraît au-dessus de tes forces n'est pas forcément impossible ; mais tout ce qui est possible à l'homme ne peut être au-dessus de tes forces.
Pars Aya, Pars.
Elle se lève, on voit dans ses yeux une sorte de courage inattendu, une nouvelle force, on aurait pu croire qu'elle resterait là à se morfondre, mais Aya n'est pas comme ça. Aya, même quand elle est faible, elle arrive à se ressourcer, elle pense à une vie bien belle, bien meilleure, alors elle continue, elle avance, elle ne pense qu'aux autres, elle oublie qu'elle a une vie...
Pars Aya, Pars, avant qu'il ne soit trop tard..
Elle se lève, le regard perdu, ne la jugez pas, n'ayez pas pitié d'elle, non, parce qu'avec sa bonté, son courage, sa ferveur, elle est beaucoup plus forte.
Elle pose Zoé dans son lit, elle se prépare à sortir, elle efface rapidement ses larmes, ouvre la porte, alors que quelqu'un d'autre s'apprêtait à toquer.
- Pardon, fît-elle pour que l'inconnu se pousse.
Mais il reste là, que fais-tu inconnu ? Veux-tu toi aussi que je conte ton histoire ?
Lui, bel inconnu ayant grandis dans les plus belle demeures du monde, bel inconnu qui profite pleinement de son
succès, de sa
beauté, de son
argent, des filles qui le draguent.
Toi,
bel inconnu, tu veux juste qu'elle te regarde, tu veux juste ré rencontrer son regard, mais non, elle ne lever pas les yeux vers toi, parce qu'ils sont rouges et qu'elle pourrait re pleurer à tout moment, et rien que ton regard lui donnerait des
frissons jusqu'aux cheveux, rien que de croiser ton regard si ''
chocolat'', rien que de te regarder et de se dire qu'avec un millième de ton
fric, elle pourrait vivre une vie bien meilleure, elle ne serait plus obligée de laver les toilettes, de faire le ménage, de faire la vaisselle, de changer les couches de Zoé, de se faire draguer le week-end dans le café du village par des vieillards écervelés qui n'ont plus baisé depuis des siècles, rien que de regarder tes vêtements de riches elle pourrait pleurer, rien que de poser les yeux sur tes
lèvres elle pourrait ... Elle pourrait bien des choses.
- Je m'appelle Bill. Insista-il.
Pars Aya, Pars, avant qu'il ne soit trop tard..
Et tu ne te pousses pas, tu restes là, je sais ce que tu comptes faire, ce que tu fais chaque jour et ce que tu feras pour toujours sûrement, parce que toi tu n'es plus comme les autres.
Toi, tu es Bill, Bill Kaulitz. Et tu as le droit de faire ce que bon te semble.
- Et toi ?
Et pourtant, elle respecte les règles de Mr Jost, elle ne te parlera pas, elle doit partir alors laisse là, et pousse-toi.
Pars Aya, Pars, avant qu'il ne soit trop tard..
- Pardon, répétait-elle.
Mais tu ne bouge pas, que veux-tu ? Qu'elle se donne à toi ?
Non.
Jamais.
Et puis, tu as les gestes, toi, élu ''prince'' pour savoir si bien mentir, d'ailleurs, personne ne le sais, pourquoi est-ce que ton frère t'appelle ''prince'', moi seul le sais, et moi, tu m'effaces...
- Laissez-moi passer, s'il vous plait, dit-elle en retenant les larmes qui perlaient dans ses yeux.
- Et toi ? redemanda-t-il, encore une fois mais avec la voix un peu plus grave, qui faisait frissonner Aya.
Elle se sentait faible tout d'un coup, elle se sentait soumise, que t'arrive-t-il Aya? Quel est cet faiblesse que tu rescent?
- Aya, je m'appelle Aya, répondit-elle la voix tremblante.
Et puis, tu exerces sur les gens affaiblies, comme une sorte de magnétisme, magnétisme car même si Aya aimerait te pousser et s'en aller, elle ne pourrait pas, tu es trop ''magnétique'', tu l'attire, tu es trop différent, mais à ta façon.
- Tu peux partir maintenant.
Puis, tu te pousses, elle s'en va, et pourtant elle aurait aimé rester, qui es-tu ? Le diable ? Comme fais-tu ? L'as-tu ensorcelé ? Comment fais-tu pour qu'elle t'aime alors qu'elle devrait te haïr, mais te haïr, si elle te connaissait, car elle ne sait rien de toi, rien du tout, mais moi je sais tout, absolument tout.
Toi, jeune homme riche, beau, jeune, célèbre, tu es le diable incarné, malgré tes sourires si doux et attendrissants, tes regards ''amoureux'' et tes gestes si fins, si (calculés ?) parfaits.
J'aurais aimé être là, pour te cracher tout ce que tu es, pour détruire cette fierté que tu as, mais est-ce une fierté ? De quoi peux-tu être fier ?
L'homme n'est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête.
Et puis elle, elle a vécu tant de choses, tu veux savoir ce qu'elle a vécu ? Ecoute...
Une fille de 17 ans, le visage enfuis dans ses mains, et un homme âgé assis prés d'elle patientent dans la salle d'attente de l'hôpital. Puis, quelques instants plus tard, une femme pousse la porte dressée devant eux, elle sort de la salle, sa fille lève les yeux vers elle, la regarde puis constate que sa mère pleure. Elle se lève, s'approche à pas lents vers sa mère, tout en observant les larmes qui coulent rapidement sur se joues. Aya questionne sa mère du regard, elle a peur, peur de se qu'elle dira, même si au fond elle sait à quoi s'attendre, elle sait que sa mère est malade mais elle a tout de même de l'espoir, peut être que sa mère dira qu'elle pleure de joie, car elle n'est pas malade ?
Entre deux sanglots, la mère arrive à prononcer «
J'ai un cancer ». Cette phrase résonne dans la tête d'Aya, cette phrase est tellement vide de sens, et pourtant tellement significatif.(
Euh... Qu'est-ce que je raconte ? xD)
Le père, ce vieillard barbu pense directement aux dépenses, il sait que les traitements pour les cancers sont très onéreux, trop onéreux pour lui. Dans un sens, il se sentait libre, car il savait ce qu'il allait faire, partir et la laisser mourir, abandonner tous ses enfants, pour partir avec une autre femme, plus jeune et plus belle. Il sort son chéquier de sa veste, y note quelques chiffres et mots, puis s'avance vers sa femme, le lui tend. Elle regarde son mari, l'incompréhension et l'inquiétude se lisent dans ses yeux. Elle attrape le bout de papier, et tendis qu'elle le lit, son mari a déjà pris la fuite.
Et elle est là, à espérer s'en sortir.
Puis elle descend, elle cherche Mr Jost, et le trouve toujours à table à manger, il rit, son rire... Connaissez-vous ce rire des sorcières dans les histoires tragiques ? Ce rire tellement... Sadique, tellement diabolique.
Aya avait-elle juste l'impression que Mr Jost riait ainsi ? Ou était-il vraiment un ''sorcier'' ?
Elle s'avança jusqu'à la table, tremblante comme une feuille, elle avait peur, peur car elle ne supportait pas que des inconnus l'observent, et elle savait que tout ceux assis à la table allaient «
l'examiner ».
- Mr Jost, tenta-elle.
- Quoi Aya ? Je t'es déjà dis de ne jamais me déranger lorsque je mange !
Et voilà, ils l'observaient tous, la dévisageaient, ils l'examinaient, peut être même la mataient...
- Je suis désolé Mr Jost, mais il faut que je sorte, j'ai une urgence.
- Et les valises des garçons ? Tu les as montée?
- Non mais je...
- Non, non, tu sortiras quand tu les auras monté et quand tu auras mis les vêtements dans les armoires.
Elle n'a pas le choix, c'est son job après tout, mais sa mère l'attend, sa mère a besoin d'elle.
Que faire ? Aya, tu es brisée en mille morceaux, et ce n'est que le début de la descente aux enfers.
Prépare-toi.
☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼☼
Votre avis en UN seul commentaire long et argumenté, si possible.
Excusez les erreurs d'orthographe ou d'expressions, s'il y en a.
Les prévenus sont ceux qui laissent un commentaire sur le dernier article.
Bisou
50
Sara.B